La pharmacie de mon cheval : les indispensables.

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Revue rapide et efficace des indispensables de la pharmacie de votre cheval. Tout ce qu’il vous faut pour soigner les petits et les gros bobos aux écuries.

Partie 1 : les outils.

On arrive tous à ce moment fatidique où on se dit « Et si ? ». Comment faire si Chou se prend les pieds dans son seau quand j’ai le dos tourné ? Ou s’il passe au travers d’une bouche d’égout ? Et s’il joue avec un copain et se fait entailler sur toute la longueur de l’encolure ? C’est une angoisse assez fréquente et pourtant souvent balayée sous le tapis. On espère qu’en oubliant que nos (gros) bébés peuvent se faire mal, on évitera forcément le drame. Spoiler : cette technique ne marche que si vous êtes une autruche. Sinon, il y a tout de même de fortes chances pour que Chouchou, dans son intelligence sans faille, trouve un moyen de se mettre un pét’ quelque part.

Revue, donc, des outils indispensables à avoir dans votre pharmacie d’écurie. Première partie.

Dans la boîte à pharmacie de mon poney, il y a :

Un thermomètre.

Le thermomètre c’est peut-être le seul objet dont vous ne pourrez jamais, jamais, JAMAIS, vous passer. Il DOIT se trouver dans la pharmacie de votre cheval. TOUJOURS. Les thermomètres sont peu coûteux (moins de cinq euros en grande surface). Ils ne prennent pas de place, tombent rarement en rade et peuvent sauver la vie de votre petit cheval adoré. Vous n’avez pas besoin d’un thermomètre de vétérinaire spécifique : un thermomètre rectal classique vous suffira amplement.

Lisez la notice de fonctionnement du votre. La plupart du temps il suffit d’appuyer sur le bouton pour l’allumer puis de le mettre en place et d’attendre le signal sonore qui indique que la prise de température est effectuée. On considère que la température normale d’un cheval se situe entre 37,5°C et 38°C. La prise doit être effectuée au repos, évidemment, comme pour nous. Il est possible de connaître parfaitement la température normale de votre cheval. En effet, vous pouvez lui prendre la température à plusieurs reprises au repos et à heure fixe. Répétez l’opération sur une période de deux semaines afin de définir sa fourchette de températures personnalisée !

A partir de 38,5°C de température au repos, on considère que le cheval est fiévreux. Soyez vigilants ! Et en cas de doute, faites toujours appel à votre vétérinaire.

Pour des questions d’hygiène, nettoyez-le avant et après chaque utilisation. Utilisez une compresse et un peu de désinfectant ou d’alcool à 70° degré selon ce que vous avez. Pour ma part j’utilise du Dakin. Pensez aussi à appliquer un peu de vaseline sur la pointe pour le confort de votre cheval.

Des gants jetables.

Les gants jetables sont essentiels dans la boîte à pharmacie de votre cheval. Ils permettront de soigner une petite ou une grande plaie sans risquer des échanges de germes entre vos mains et la lésion. Si vous êtes allergique au latex, vous pouvez vous tourner vers les gants en nitrile ! Les gants en nitrile sont une excellente alternative aux gants latex. Comme ils sont composés essentiellement de caoutchouc naturel, ils sont moins allergène.

Si c’est l’idée d’avoir un objet jetable qui vous gêne (je le comprends, la réduction de déchets est un sujet qui me touche énormément) alors vous pouvez vous tourner vers d’autres alternatives. Lavez-vous les mains avant les soins avec une solution antiseptique et désinfectante (moussante ou non) ou un gel hydro alcoolique. Notez toutefois qu’il est préférable d’avoir les ongles coupés courts si vous choisissez cette alternative, car les bactéries auront tendance à se loger de façon plus durable sous les ongles longs.

Des ciseaux, une pince à épiler, un tire-tiques et un rasoir.

Une paire de ciseaux : voilà qui est commode lorsqu’il s’agit de couper de la bande de gaze, du sparadrap, ou de dégager une zone de poils longs. Pour la durabilité, choisissez une paire de ciseaux en inox.

Équipez-vous également d’une pince à épiler, elle pourra être très utile pour retirer une écharde ou un corps étranger logé dans une plaie, dans la corne, ou dans le poil.

Autre atout majeur de la pharmacie de votre cheval : le tire-tiques. Que votre poney vive au pré, ou qu’il soit au box, quand vient la saison des tiques, difficile de passer au travers des griffes de ces petites bestioles avides de sang. On ne le répétera jamais assez mais : n’enlevez pas les tiques avec les doigts, vous pourriez séparer la tête du corps et laisser, de facto, la partie nocive de cette vilaine bête dans la peau de votre cheval. Prenez un tire-tique pour les enlever proprement. Rappelons que les tiques transmettent la maladie de Lyme, c’est pour cette raison qu’il est important de les ôter de la peau de votre poney, mais aussi de la vôtre.

En dernier lieu, ayez un rasoir. Jetable ou non, selon ce que vous préférez. Les rasoirs en inox sont très bien et durent longtemps dans le temps, mais vous préférerez peut être un rasoir jetable type Bic®. Quel que soit le rasoir que vous choisissez, il sera très utile pour aider à garder une plaie propre, mais aussi pour vous débarrasser des œufs de mouche en été !

Rappel.

Pensez à nettoyer vos outils régulièrement. Si vos ciseaux, votre pince à épiler ou votre rasoir touchent une plaie infectée, vous pouvez soit les passer dans un bain de Dakin ou de Javel, soit les faire bouillir si la matière le permet (pas de plastique dans l’eau bouillante, vous pourriez le faire fondre).

Maintenant que vous êtes équipés, nous pouvons passer à la seconde partie de la pharmacie de votre cheval : l’essentiel pour soigner une plaie.

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