4 Comments

  • Zazou dit :

    Merci pour cet article !!
    ça fait du bien d’entendre un autre discours que celui de « hannn elle est trop méchante elle vendu son cheval »
    Je rajouterais même qu’il n’y a pas besoin d’être dans une « impasse » (financière, d’organisation, de temps ect) pour vouloir vendre son cheval. Il y’a aussi tout simplement la vie, l’envie parfois de voir d’autres choses, de faire tourner sa vie autour d’autres choses. Etre propriétaire est une aventure fabuleuse mais aussi particulièrement chronophage et exigente, et il arrive souvent dans la vie de propriétaire un moment ou on a envie d’utiliser ce temps pour faire autre chose, découvrir d’autres univers… Pour ma part, je trouve que c’est la plus sage décision de laisser partir son cheval vers une autre maison plutôt que de le laisser au box à dépérir pendant que son ou sa propriétaire donne une autre direction à sa vie (ou découvre la joie des apéros à la place des réveils à 4h du mat pour partir en concours).
    Je trouve que c’est de même pour les objectifs de compétition. Oui la non adéquation sportive entre le cheval et le cavalier peut amener des impasses financières ou de temps mais pour moi ce n’est pas la seule raison. Il est complétement légitime de vouloir monter en épreuve (même si c’est en épreuve club et qu’il n’y a pas d’argent en jeu), de vouloir progresser sportivement, de se lancer de nouveaux défis. Oui on peut le faire à pied à coté de son poney et un poney qui ne peut plus faire de compétition ou devenu trop petit reste un formidable compagnon de vie, mais il y a des cavaliers qui ont la fibre de compétition, de progression sportive et pour qui cette pratique est au centre de la passion, alors pourquoi se frustrer et s’empêcher de progresser en gardant un poney ou un cheval plus en adéquation avec ses objectifs ? Je penses que ce n’est bon ni pur le cheval, ni pour le cavalier. La seule responsabilité qu’on a en tant que propriétaire n’est pas de rester aux cotés de son cheval toute sa vie à tout prix mais de garantir son bonheur toute sa vie ! Et si pour cela il faut le laisser partir auprès d’une autre famille, cela peut être la plus belle décision qu’un propriétaire peut prendre pour lui.

    • Sarah dit :

      Bonjour Zazou !
      Merci beaucoup pour ce commentaire plein de bon sens, je vous rejoins totalement dans votre point de vue, en effet, notre seul devoir et de garantir le bonheur de nos chevaux. Avec, ou sans nous !
      Passez une agréable journée 🙂

  • Mme A dit :

    Bonjour, je viens de tomber sur votre article très intéressant et qui m’a fait réfléchir. Je suis propriétaire depuis un an et je songe vendre mon cheval. Il est très gentil j’y suis trés attachée mais c’est un cheval délicat qui demande beaucoup de présence, d’attention et de travail. Il est trés stressé et nerveux. J’ai mis plusieurs mois avant d’être à l’aise avec lui, qu’il me fasse confiance. En travaillant souvent et en étant très présente. Depuis quelques semaines j’ai de nouveaux objectifs professionnels et je dois consacrer beaucoup plus de temps à mon travail et ce rythme va durer dans le temps. J’ai moins de temps pour mon cheval, je suis moins disponible, plus fatiguée, plus nerveuse et notre couple en souffre. Je fais de mon mieux mais ce n’est pas suffisant. Il travaille moins donc il a repris certaines « mauvaises habitudes » et quand je le monte je suis moins « dedans ». Les dernières séances ne se sont pas bien passées mais j’en suis responsable et j’en ai conscience. J’ai essayer de trouver une demie pension mais dans le centre où je monte mon cheval est vu comme un cheval difficile et n’intéresse personne.
    Je pense donc le vendre, pour qu’il trouve une gentille famille, qu’il soit chouchouté et heureux, plutot que de le monter moins, d’avoir de mauvaises séances, de le monter encore moins etc… Je culpabilise énormément mais je veux ce qui est bien pour lui et je pense que cette solution ne serait pas la mauvaise.

    • Sarah dit :

      Bonjour, merci d’avoir pris le temps d’écrire, c’est toujours très délicat et très impliquant émotionnellement de prendre ce genre de décision. J’imagine à peine le malaise et l’inquiétude qui doivent en résulter. La culpabilité est un vilain démon qu’il faut prendre le temps d’apprivoiser. Si vraiment ce choix vous fend le coeur, pensez éventuellement au confiage sous contrat. C’est une solution de repli pour parer les coups durs de la vie et selon le contrat, cela peut vous permettre de continuer à voir votre cheval sans pour autant continuer à le vivre comme un fardeau.

      D’autre part, s’il est bien dans son environnement, n’oubliez pas que, souvent, un petit temps d’éloignement peut vous permettre de mieux vous retrouver. On a tendance à se sentir coupable lorsqu’on les laisse pour quelques temps, mais cela peut peut-être débloquer la situation ! Si vous voulez en discuter plus amplement, je suis toujours disponible sur la page Facebook du blog. Courage!

      Sarah

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